Poursuivi pour vol avec violences et détention d’arme illégale, l’agresseur Gora Niang a été mis sous les verrous. Il a été condamné par le tribunal des flagrants délits à une peine d’emprisonnement de 2 ans ferme.
Les anges du tribunal des flagrants délits de Dakar n’ont pas été cléments avec l’agresseur Gora Niang, résidant à Camberène. On peut même dire qu’ils ont été très sévères avec lui, malgré les chaudes larmes qu’il a versées pour se repentir de son acte. Poursuivi pour vol et détention d’arme blanche sans autorisation, il a été condamné à une peine d’emprisonnement ferme de 2 ans. Une décision qui a mis le tribunal sens dessus-dessous. Car, ses parents, proches et amis qui avaient fait le déplacement pour le soutenir étaient inconsolables, quand la sentence est tombée. Leurs larmes ont failli inonder le tribunal. Soudeur de son état, Gora Niang se transforme en agresseur, les jours des matchs de navétanes. Ainsi, à la fin d’un match de football au stade Amadou Barry de Guédiawaye. Gora Niang, armé, croise sur la route de la « pharmacie Golf », la demoiselle Sokhna Fatou Mbengue, qui rentrait chez elle. C’est ainsi qu’il lui arrache son sac qui contenait son téléphone et une somme de 10 mille francs Cfa, avant de se fondre dans la nature. Sans défense, la jeune fille est partie raconter sa mésaventure à son petit ami, en l’occurrence Souleymane Ndiaye. En véritable gentleman qui est prêt à donner sa vie pour protéger son bien aimé, celui-ci ne perd pas de temps pour aller récupérer le téléphone portable. Mais mal lui en a pris, car l’agresseur lui a administré des coups de couteaux à la hanche, avant de prendre la poudre d’escampette. Il sera cueilli quelques jours plus tard, avant d’être mis sous mandat de dépôt. Devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, Gora Niang a fait savoir qu’il n’est pas un agresseur. En outre, il a nié avoir volé le sac de la fille, même s’il reconnait avoir administré des coups de couteaux à Souleymane Ndiaye. « Je venais de Malika pour rentrer à Camberène. C’est en cours de route que Souleymane Ndiaye, en compagnie de sa petite amie, m’a interpelé pour m’accuser d’avoir volé le téléphone portable de cette dernière. Ne pouvant pas résister face à ses fausses accusations, j’ai pris le couteau de la dame qui vend des sandwiches à coté, avant de lui administrer des coups à la hanche », déclare-t-il pour justifier son acte. La partie civile, qui n’avait pas commis d’avocat, a désisté et a souligné qu’il ne sollicitait pas de dommages ni d’intérêts. Ce désistement de la partie civile n’a pas été pris en compte par le procureur de la république. Ainsi, dans son réquisitoire, il a déclaré coupable le prévenu avant de requérir 2 ans d’emprisonnement, dont 1 an ferme. Les avocats de la défense ont plaidé la relaxe de leur client au bénéfice du doute. A les en croire, rien ne prouve que c’est leur client qui a volé le sac de la jeune fille, d’autant plus que les lieux étaient bondés de monde. En plus, s’il a administré des coups de couteau au sieur Souleymane Ndiaye, c’est parce qu’il était hors de lui à cause de ses fausses accusations. Rendant sa sentence, le tribunal est allé au-delà de la demande du parquet. Il a condamné le prévenu à une peine d’emprisonnement de 2 ans ferme.
ALIOU DIOUF
le pays au quotidien








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